Il est clair depuis longtemps pour la majorité de la population britannique que critiquer l’islam est un jeu dangereux. Mais on pourrait quand même espérer que les militaires soient autorisés à parler plus librement des menaces qui pèsent sur notre sécurité nationale.
Mais apparemment non. Selon le Courrier quotidienUn cadet de la Royal Air Force a été suspendu pour avoir décrit l'Islam comme « la plus grande menace pour le Royaume-Uni » lors d'une présentation à la RAF Cranwell juste avant Pâques. Un porte-parole de la RAF a confirmé qu'elle enquêtait sur un « incident présumé de comportement inapproprié », sans fournir plus d'informations.
Le cadet sera sans aucun doute accusé de ne pas avoir fait la distinction entre l'islam et le terrorisme islamique. En effet, il n'a pas respecté la loi non écrite de notre époque : « respecter » la première tout en insistant sur le fait que la seconde n'a aucun lien avec la « religion de la paix ». Soit pour ne pas avoir fait cette distinction, soit pour avoir mentionné l’Islam, ce jeune cadet sera traîné sur les charbons de la même manière que le député conservateur Nick Timothy l’a été le mois dernier lorsqu’il a (à juste titre) décrit une prière islamique de masse à Trafalgar Square comme un acte de « domination ».
La réaction aux commentaires de Timothy a été inquiétante, ne serait-ce que parce qu'elle montre à quel point il est devenu dangereux de critiquer l'islam en Grande-Bretagne. Mais c’était également prévisible : les travaillistes, désespérés de reconquérir les électeurs musulmans après leur défaite aux élections partielles de Gorton et Denton en février, profitaient toujours de l’occasion pour qualifier un opposant politique d’« islamophobe ».
Le traitement réservé aux cadets de la RAF est, à certains égards, un sujet de plus grande préoccupation. Il devient de plus en plus difficile de déterminer où finit l'islam « dominant » et où commence l'islam radical au Royaume-Uni (plus de la moitié des mosquées britanniques sont dirigées par le mouvement fondamentaliste Deobandi). Et l’islam radical constitue de loin la plus grande menace pour la sécurité du pays. Si ce fait ne peut pas être reconnu par les forces armées, elles ne font pas leur travail.
Les statistiques soutiennent le cadet, pas ses inquisiteurs. Au cours des 20 dernières années, les extrémistes islamiques ont tué 95 personnes au Royaume-Uni. L’« extrême droite » dont on entend parler a tué trois personnes. En 2020, il a été rapporté que sur les 43 000 extrémistes surveillés par le MI5, plus de 90 % étaient des islamistes.
Les événements récents le confirment. Qui a attaqué la synagogue de Heaton Park en octobre ? Qui est soupçonné d'avoir incendié quatre ambulances Hatzola à Golders Green le mois dernier ? Qui a été récemment reconnu coupable d’avoir projeté de tirer sur autant de Juifs que ses munitions le permettaient lors d’une marche contre l’antisémitisme à Manchester en 2024 ? Ce n’était pas tout à fait vrai. Ce n’était pas quelqu’un qui avait été « radicalisé » en regardant des vidéos de Tommy Robinson. Dans chaque cas, il s’agissait d’islamistes ou de présumés islamistes.
L’incapacité de critiquer l’islam a un effet dissuasif sur la liberté d’expression au Royaume-Uni et dans tout l’Occident. On ne nous rappellera jamais assez qu’un enseignant britannique se cache sous un nouveau nom pour avoir montré un dessin de Mahomet à des étudiants lors d’un cours de religion à Batley Grammar en 2021. Les travaillistes ont même introduit une définition non légale de l’islamophobie (rebaptisée « hostilité anti-musulmane »), qui est en réalité une loi islamique sur le blasphème, sauf son nom.
Apparemment, cette peur de l'islamisme a désormais profondément pénétré les institutions du pays. Le traitement réservé aux cadets de la RAF se reflète dans les priorités déformées de Prevent, l'agence gouvernementale chargée d'empêcher les gens de devenir terroristes ou de soutenir le terrorisme. En 2022, il a été signalé que seulement 16 % des publicités concernaient l’extrémisme islamique. En revanche, l’extrémisme de droite représentait 20 pour cent des cas.
Il faut cesser d’éviter l’Islam. Il semble que tous les autres pays puissent reconnaître que le Royaume-Uni a un problème avec la nature de l’islam pratiqué ici. En raison de l’influence omniprésente des Frères musulmans, les Émirats arabes unis découragent désormais les étudiants d’étudier au Royaume-Uni. Qu’un pays musulman puisse reconnaître une menace que les autorités britanniques ne peuvent ou ne veulent pas reconnaître n’inspire guère d’optimisme.
La guerre en Iran a peut-être révélé l’état de délabrement des forces armées britanniques. Mais le traitement réservé au jeune cadet par la RAF suggère que le problème des forces armées britanniques est plus profond qu'un manque de matériel. À quoi sert plus de navires de guerre ou plus de troupes si une menace ne peut être nommée ?
Le traitement réservé aux cadets de la Royal Air Force est un scandale. Le public s’attend désormais à ce type de contrôle mental de la part des bureaucraties gouvernementales, mais il semble que cela ait également trouvé sa place dans l’armée. Le prix que nous devrons payer pour cette censure de droite sera en effet très élevé.
Hugo Timms est un employé de augmenté.
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