Cet article examine la forte baisse de la fécondité en Amérique latine à l’aide de mesures par période et par cohorte. En combinant les statistiques de l'état civil, les microdonnées des recensements et les données démographiques des Nations Unies, nous décomposons les changements de fécondité par âge, éducation et groupes d'âge et d'éducation courants. Nous montrons que la baisse de la fécondité entre 2000 et 2022 est principalement due à une baisse des taux de natalité au sein d’un groupe plutôt qu’à des changements dans la composition de la population, les contributions les plus importantes provenant des femmes plus jeunes et moins instruites. En comparant la cohorte née au milieu des années 1950 et celle née au milieu des années 1970, on constate que la baisse de la descendance finale est due non seulement à un retard des grossesses, mais aussi à une baisse significative du nombre moyen d’enfants par femme. Cela est principalement dû à une baisse de la fécondité maternelle et non à une augmentation de l’infécondité. Nos résultats fournissent de nouvelles informations sur la nature de la transition de l'Amérique latine vers une fécondité inférieure au taux de remplacement et soulèvent plusieurs questions ouvertes pour les recherches futures.

Cela ressort d’un nouveau document de travail du NBER Milagros Onofri, Inés Berniell, Raquel Fernández & Azul Menduina.

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