Au Metro Theatre, il y a un léger bourdonnement d'anticipation dans la salle alors que le bruit de George Street s'estompe à la porte. L’espace semble comprimé et chargé, comme s’il retenait son souffle. Ce n'est pas simplement une autre étape de la tournée. La boucle est bouclée pour Everything Everything : retour en Australie pour marquer son dixième anniversaire Viens au paradisle disque qui a transformé leurs idées agitées en quelque chose de plus pointu, de plus fort et de plus difficile à ignorer.
Le soutien vient de Hayden Thorpe, qui sort seul mais porte avec lui l'esprit de son ancien groupe Wild Beasts dans la salle. Son set a tendance à être réservé. La voix d’abord, tout ce qui l’entoure. Il y a une précision dans le discours qui captive la foule, et le Métro passe du bavardage à l'écoute attentive en quelques minutes. La foule accepte le défi de Thorpe et applaudit avec enthousiasme, dépassant peut-être même la foule de Brisbane !
Quand tout arrive, il n'y a pas de construction lente, pas de répit. Le groupe devient fou À la lame immédiatement et le joue entièrement avec une clarté qui dissipe tout sentiment de nostalgie anniversaire. L'ensemble contient des chansons d'autres albums, entrecoupées de celles de Viens au paradis. Les chansons sont toujours envoûtantes. Toujours connecté au présent. Le côté dystopique qui semblait autrefois spéculatif se lit désormais comme un documentaire.
La voix de Jonathan Higgs oscille entre l'élasticité du fausset et l'urgence laconique, se faufilant dans des arrangements qui claquent et se tordent sans avertissement. Le groupe est serré sans paraître mécanique, s'appuyant sur les virages serrés de l'album plutôt que de les adoucir.
Dix ans plus tard, Viens au paradis n'est pas une relique. Il bouge, il se connecte, il atterrit avec la même intention qui l’a poussé au départ. Dans une pièce comme celle-ci, ça suffit.
Images Deb Pelser
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