Michael Pettis soutient souvent qu’en enregistrant d’importants excédents, la Chine « fait peser sur ses partenaires commerciaux les coûts de suppression de la demande de ses politiques ». L'idée ici est relativement simple : en réduisant les incitations à la consommation en Chine, les politiques chinoises réduisent la demande intérieure, ce qui ceteris paribus, réduit mondial Demande.

Le problème avec cette logique devrait être assez évident : ceteris en fait, ce n'est pas le cas Paris. On suppose que d’autres pays maintiennent passivement leur propre demande en réponse à la demande chinoise étouffée. Toutefois, si tel devait être le cas, il faudrait s’attendre à un chômage excessif dans le reste du monde en réponse à la hausse des excédents chinois.

Les données empiriques réfutent fortement cette prédiction : aux États-Unis comme dans l’UE, le chômage a diminué pendant le choc chinois 1.0 (2000-2008), et après 2021, nous avons observé une baisse du chômage dans l’UE et un plein emploi stable aux États-Unis.

La politique monétaire des autres pays s'ajuste et évite ainsi une baisse de la demande. La version la plus sophistiquée de cet argument reconnaît qu’il ne s’applique que si les autres pays sont contraints par la limite inférieure zéro (ZLB). Dans ce cas, la politique monétaire ne peut pas baisser les taux d’intérêt pour compenser une baisse de la demande ailleurs dans le monde.

Mais les informations faisant état de la disparition des leviers de la demande intérieure chez ZLB sont largement exagérées. L’autorité monétaire peut relever l’objectif d’inflation, mettre en œuvre un objectif (NGDP ou prix), utiliser la forward guidance et ouvrir les robinets de l’assouplissement quantitatif. En outre, la politique budgétaire reste un outil approprié pour stimuler la demande.

Ceci est de J. Zachary Mazlish, le reste de l'article contient des points d'intérêt distincts sur China Shock 2.0

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