Peggy Gou pénètre dans le vaste ventre industriel de Carriageworks et met immédiatement la pièce en mouvement. L'ancien atelier ferroviaire semble taillé sur mesure pour ce genre de nuit : béton, acier et carrosseries bougent à l'unisson tandis que Gou s'installe dans un décor où les valeurs défilent au fil des éclairs.
Dès le début, Gou joue avec patience. Leurs sélections s'étendent entre la house, la techno, le disco et l'électronique de gauche, assemblées avec le sens du timing d'un DJ plutôt que le besoin d'emphase d'un producteur. Respirez les traces. Les transitions s'étirent. La salle répond petit à petit, non pas avec une seule goutte, mais avec la compréhension partagée qu’il s’agit d’un long jeu.
Le langage musical de Gou est issu d'une large tradition. Son ensemble semble habité, façonné par des années passées dans des clubs, plutôt que organisé pour un seul instant. C'est une musique qui vise à émouvoir les gens sans insister sur ce qu'ils devraient ressentir. Cela nous rappelle que son attrait ne réside pas seulement dans les crochets reconnaissables, mais aussi dans la confiance qu'elle apporte sur la piste de danse.
































Images Deb Pelser
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