Le rapport de Yale était plutôt bon, mais par souci de concision, je préfère les huit règles de Kevin Bryan :
1. Produire et enseigner des connaissances utiles
Les universités existent pour générer et enseigner des connaissances utiles. Ces connaissances sont basées sur une enquête sceptique, des preuves empiriques et des conclusions logiques. « Utile » inclut non seulement les applications pratiques, mais également les découvertes fondamentales qui font progresser notre compréhension du monde, même si leurs avantages sont à long terme.
2. Être utile à la société dans son ensemble
Les universités ne sont subventionnées que si la société les juge utiles. La recherche peut mettre du temps à porter ses fruits, mais ses résultats doivent en fin de compte servir le bien public, être communiqués ouvertement et accessibles, et présentés avec humilité épistémique. L’enseignement doit être fait avec soin et basé sur les recherches actuelles.
3. Attirer les talents de toute la société
Des connaissances utiles peuvent être créées par des personnes issues de n’importe quel milieu social ou économique. Ne gaspillez pas vos talents. Ne sélectionnez pas les talents en fonction de ceux qui savent « comment jouer au jeu ». Évitez le langage isolationniste ou les normes qui découragent les gens de se lancer dans la recherche.
4. Une recherche neutre et objective produit des connaissances utiles
La recherche doit être neutre et objective. Il est vrai que chacun a ses propres antécédents et préférences ; Cependant, une recherche impartiale est toujours possible. La tradition, le savoir populaire et la narration jouent tous un rôle important dans la société, mais ils ne constituent pas la vocation des universités. Il n’existe pas de « science occidentale » ni de « modes de connaissance » déterminés par la culture. Au contraire, la recherche est ouverte à tous et peut être menée de manière identique quel que soit son parcours.
5. Embaucher, promouvoir et citer des personnes pour leurs contributions en matière de connaissances
L'embauche, la promotion et les distinctions doivent être fondées sur la contribution de l'individu au savoir. Le népotisme, les préférences de groupe et l’adhésion à certaines « écoles de pensée » corrompent ce processus. Lorsque l’avancement n’est pas basé sur le mérite, le public remet en question, à juste titre, notre intégrité et l’objectivité de nos résultats.
6. Gardez les opinions personnelles à l’écart de la recherche et de l’enseignement
La politique personnelle d’un scientifique devrait être invisible dans sa recherche et son enseignement. Si une conclusion est prévisible sur la base de l’identité de l’auteur ou de ses opinions connues, le processus a échoué. L'objectivité est la marque d'une science crédible. Les universitaires peuvent avoir des convictions personnelles comme tout le monde, mais leurs travaux universitaires doivent s’en démarquer.
7. La fraude en matière de recherche est inacceptable
La tricherie détruit la confiance. Les fausses déclarations sur les résultats, les rapports sélectifs ou les méthodes visant à la publication plutôt qu'à la découverte sont également préjudiciables. Une fraude avérée doit entraîner un licenciement immédiat car elle viole l'objectif principal de la science.
8. Les institutions scientifiques devraient être apolitiques
Les universités, les revues et les sociétés savantes doivent rester impartiales. Leurs déclarations publiques doivent être peu fréquentes, limitées aux sujets sur lesquels il existe un consensus direct d'experts et faites uniquement lorsque le silence constituerait une plus grande menace pour leur intégrité que de parler. L’activisme sacrifie la crédibilité au profit de l’influence – ou pire, il sacrifie à la fois la crédibilité et l’influence.
J'ajouterais : 9) Les notes doivent être des indicateurs objectifs et utiles de talent.
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