Critique de l'album Fcukers Ö – Il n’y a pas de chemin facile pour entrer Ô. Ces enfoirés n'ouvrent pas de porte, ils allument la lumière et vous déposent là-dedans. Le premier album de Shanny Wise et Jackson Walker Lewis n'est pas une déclaration d'intention, mais quelque chose de déjà en mouvement, la continuation d'un son qu'ils ont mis à l'épreuve dans les clubs, les sous-sols et les scènes de festivals au cours des trois dernières années.
Revers donne le ton de manière trompeuse. Cela semble retenu au début, la voix de Wise flottant sur un rythme plus lent et plus contrôlé, mais il s'agit moins d'une introduction que d'un ressort enroulé. À l'époque HEUREUX Atterris, l'album devient pointu. Le tempo augmente, les contours deviennent plus nets et la fixation du duo sur la house des années 90 commence à transparaître clairement à travers le disque.
Produit par Kenny Beats (qui a produit le nouvel album de Geese) Ô est conçu pour le mouvement. Chaque piste semble calibrée, rationalisée et réglée pour une réponse physique maximale. Ça ne dérive pas. Cela accélère. D'une durée de seulement 28 minutes, l'album bouge comme une machine conçue pour la vitesse, chaque morceau se succédant sans un souffle entre les deux.
Papillons s'appuie sur les textures du garage britannique mais porte une trace fluorescente de Dee-Lite, rappelant que les Fcukers ne se contentent pas de faire référence à des scènes, ils les collent. Dis que tu veux célébrer apparaît comme une mélodie accrocheuse instantanée, la livraison impassible de Wise réglée sur un rythme qui refuse de rester immobile. C'est une musique qui vous met au défi de ne pas bouger et qui gagne doucement à chaque fois.
On a le sentiment partout que le groupe fait partie de quelque chose de cyclique. Le retour de la sordide indie, la résurgence de New York comme point de pression culturelle, la même ville qui produisait autrefois LCD Soundsystem et The Strokes, alimente désormais une nouvelle vague. Les connards s’assoient confortablement dans cette lignée, non pas en tant qu’imitateurs mais en tant que participants à une boucle dans laquelle tout ce qui est ancien mute à nouveau en quelque chose d’urgent.
J'aime ça comme ça s'enfonce plus loin dans le territoire pop sans perdre son avantage TTYGFmettant en vedette le rappeur montréalais Skiifall, incorpore des éléments reggae dans le mix avec une facilité surprenante. Cela ne devrait pas vraiment fonctionner sur le papier, mais dans la logique de Ôil atterrit naturellement, un autre changement de rythme plutôt qu'un détour.
Solitaire ramène l'album à son plein régime, son rythme optimiste coupant proprement la brume précédemment laissée derrière lui Ressentez la vraie chose La finale est une touche de trip-hop cool. C’est une sorte de déclin, mais pas d’effondrement. Plutôt la dernière étape après un sprint incessant.
Ce qui définit Ô est son refus de s'attarder. Ça ne dure pas, ne remplit pas, n'explique pas (au bout de 28 minutes ça ne peut plus faire ça). Il est constamment en mouvement, comme les nuits où il a été construit pour servir de bande sonore. L'enregistrement capte cet état particulier dans lequel le temps se replie sur lui-même, où les heures disparaissent dans le rythme et la répétition.
Les connards ne se présentent pas ici. Ils arrivent complètement formés, déjà à mi-étape, et c'est parti.
80/100
Total de points jeLe premier album de Fcukers, Ö, est une collection dense et rapide de morceaux de club qui combinent house des années 90, garage britannique et indie sleaze dans un rush incessant de 28 minutes. Produit par Kenny Beats, le disque capture l'énergie live du duo et les positionne comme l'une des voix les plus convaincantes de la New Wave new-yorkaise.
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