La foule au Roundhouse ce soir ressemble à une collision entre la pop alternative de l’ère Internet et la culture emo du début des années 2000. Les chemises de groupe surdimensionnées et les eye-liner épais sont partout, tandis qu'il y a une anticipation dans la salle qui ne se construit qu'autour d'un artiste dont le public se sent profondément connecté à la musique.
L’acte d’ouverture « Friends of Friends » détend la pièce avec des textures de rock alternatif sombre et des accroches denses qui s’intègrent naturellement dans le monde de volatilité émotionnelle et de mélodies pop déformées de Lindemann. Leur set n'essaye jamais de dominer la soirée, mais crée plutôt une atmosphère et une tension d'une manière qui rend progressivement la salle tendue autour de l'anticipation de la tête d'affiche.






Lorsque Maggie Lindemann arrive enfin, la réaction est immédiate. The Roundhouse éclate de voix hurlantes et de téléphones élevés, mais une fois que la ruée initiale s'est calmée, ce qui émerge est une performance qui est moins une question de spectacle que de libération émotionnelle. Lindemann évolue confortablement entre vulnérabilité et défi, portant la confiance de quelqu'un qui s'est complètement éloigné des attentes pop raffinées qui entouraient autrefois sa carrière.
Le spectacle s’appuie fortement sur les bords les plus sombres de l’alt-pop et du pop-punk sans en être alourdi. Des sons de guitare denses et une production électronique pointue côtoient des moments dans lesquels Lindemann permet à la crudité émotionnelle de pénétrer dans la pièce presque sans filtre. L'influence d'artistes tels qu'Avril Lavigne, Paramore, Evanescence et Flyleaf façonne la performance.
Ce qui est le plus frappant, c'est à quel point la pièce est personnelle malgré sa taille. Les fans se crient les paroles comme ils le font sur scène, rendant la performance communautaire plutôt que passive. Lindemann n'exagère pas non plus les émotions. Il y a de la réticence dans les moments les plus calmes, ce qui ne fait que rendre les sections les plus lourdes plus difficiles à atterrir à leur arrivée.



























Images Deb Pelser
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