Pour être viable, un règlement spatial volontaire à grande échelle doit avoir un sens économique. Nous utilisons ici le modèle Roy, un modèle économique pour comprendre l'immigration, pour éclairer les facteurs économiques importants pour la colonisation spatiale et pour développer une compréhension qualitative des caractéristiques robustes de la colonisation spatiale qui ne dépendent pas des détails de l'économie spatiale. Nous constatons qu’une réduction du coût de la vie dans l’espace d’environ deux ordres de grandeur est nécessaire pour produire une population spatiale de l’ordre d’un million de personnes, et que le bénéfice net typique de l’immigration sera de l’ordre de ces coûts. En outre, si l’économie spatiale est tirée par les activités productives des colons de l’espace et qu’il existe un certain lien entre les compétences et les revenus sur Terre et dans l’espace, il est probable que les colons de l’espace viennent de l’extrémité supérieure de la répartition des revenus sur Terre. Un moyen idéal d’encourager l’immigration de ces personnes hautement qualifiées et aux revenus élevés est de déclarer l’économie spatiale exempte d’impôts redistributifs. Alternativement, si la colonisation spatiale est motivée par une police d’assurance civilisation qui implique des transferts monétaires de la Terre aux colons spatiaux, les colons spatiaux proviendront probablement de l’extrémité inférieure de la répartition des revenus sur Terre, et seul un revenu marginal minimal au-dessus du coût de la vie dans l’espace sera nécessaire pour créer pour eux un bénéfice net positif en matière d’immigration. L'utilité du modèle de Roy est évidente dans sa flexibilité à fournir des informations qualitatives dans ces différentes situations.

C'est ce que révèle un nouvel article de Dorian S. Abbot et Anup Malani.

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