Il existe une forme particulière de virtuosité qui résiste au spectacle et choisit plutôt de se dissoudre dans la texture. Plini a passé la majeure partie d'une décennie à affiner cette approche, créant des compositions qui donnent la priorité au mouvement plutôt qu'au point culminant et aux détails plutôt qu'à l'affichage.
Son troisième album à venir, Un souhait innommablesorti le 24 avril, développe cette philosophie tout en la déstabilisant subtilement. Sur dix titres, le disque se développe dans plusieurs directions à la fois, combinant des cadres denses et techniques avec des passages qui semblent presque en apesanteur. L’effet est moins une question de contraste que d’élasticité, une négociation constante entre contrôle et libération.
La chanson titre, publiée parallèlement à l’annonce, fournit un point d’entrée intentionnellement trompeur. Longtemps associé aux solos fluides et mélodiques, Plini défie ici les attentes en créant une pièce qui intègre les éléments mêmes pour lesquels il est le plus connu. C'est une feinte compositionnelle, reflétée dans un clip vidéo qui encadre la phrase d'ouverture de la chanson dans quelque chose de plus éphémère. Comme il le note, cela donne le ton sans révéler l’architecture en dessous.
Ce sentiment de mauvaise direction s'étend à la construction globale de l'album. Mixé par Simon Grove et masterisé par Adam Getgood, l'album rassemble un large réseau de collaborateurs dont Chris Allison, Dave McKay et AJ Minette, avec des contributions supplémentaires allant des arrangements de cordes à la harpe. Plutôt que de diluer l'identité du projet, ces voix sont rassemblées dans un système unifié, renforçant la préoccupation de l'album pour les idées interconnectées.
Plini décrit le processus avec des mots qui semblent presque délibérément modestes : une pratique solitaire consistant à poursuivre des idées jusqu'à ce qu'elles soient cohérentes. Toujours Un souhait innommable suggère quelque chose de plus conscient en jeu. Les compositions sont imprégnées de motifs récurrents et de références internes, formant une sorte de langage autonome qui récompense une attention particulière.
Depuis Villes faites à la main Et Voix impulsivesLe chemin de Plini a été défini moins par la réinvention que par l'expansion. Sa musique continue de repousser ses propres limites, non pas en abandonnant son noyau, mais en testant jusqu'où elle peut être poussée sans se briser.
Une tournée mondiale est à suivre, avec un départ en Europe fin avril. Si le nouveau matériel est une indication, il ne représentera pas seulement une suite mais un subtil recalibrage, invitant l’auditeur plus profondément dans le labyrinthe plutôt que d’offrir une issue claire.
« An Unnameable Desire » sortira le 24 avril https://www.plini.co/

En rapport
#Plini #annonce #Unnameable #Desire #avec #une #chanson #titre #trompeusement #discrète