Au cours du dernier demi-siècle, les universités de quatre ans aux États-Unis sont passées d’un nombre majoritaire d’hommes à un nombre majoritaire de femmes, tandis que la position économique des hommes qui ne poursuivent pas de diplômes universitaires s’est considérablement affaiblie. Nous examinons comment ces changements correspondent à l’évolution de la structure des marchés matrimoniaux selon les cohortes et les lieux. Alors que le nombre d’hommes universitaires est devenu de plus en plus rare, les étudiantes ont maintenu leur taux de nuptialité stable en épousant des hommes non universitaires aux revenus élevés. Ce changement, ainsi que le déclin économique général des hommes non scolarisés, a considérablement réduit le bassin de partenaires économiquement stables disponibles pour les femmes : la part des hommes non scolarisés gagnant un revenu supérieur à la médiane nationale et non mariés à des femmes non scolarisées a chuté de plus de 50 %. Des données transversales montrent que les disparités entre les conjoints en matière d’éducation sont moindres lorsque les hommes qui ne terminent pas leurs études universitaires sont confrontés à des taux de chômage et d’incarcération plus faibles. Dans l’ensemble, les données suggèrent que la détérioration des résultats des hommes a particulièrement affecté les perspectives de mariage des femmes qui ne sont pas scolarisées.

Cela ressort d’un nouveau document de travail du NBER


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