En avril, nous nous sommes enveloppés dans l'étreinte chaleureuse et mélancolique du premier single d'Hannah Potter, “Snow Day”, une chanson si confiante qu'elle ressemblait à peine à une première sortie. Potter revient maintenant avec la Maison de Judith, et là où Snow Day dégèle quelque chose de gelé, celui-ci pousse ses racines plus loin, traçant un chemin à travers des paysages changeants avant de revenir tranquillement et de manière inattendue à quelque chose comme l'appartenance.

La chanson reste fidèle à ce qui a rendu « Snow Day » si captivant : l’instrumentation épurée, la façon tranquille dont chaque idée a la possibilité de respirer, et la voix de Potter, réservée et brute, occupant le devant de la scène. Mais ici aussi, il y a une qualité plus étrange et plus troublante, juste sous la surface. C’est le genre de beauté que l’on trouve dans un paysage vide au crépuscule – à la fois apaisante et légèrement troublante.

C'est un morceau majestueux et réfléchi, soutenu par des percussions, des guitares ondulantes et la délicate voix de velours de Potter.

Potter a écrit “Judith's House” alors qu'elle voyageait seule à travers l'Europe pendant plusieurs mois, à une époque qu'elle décrit comme difficile et inconnue. À un moment donné au cours de cette période, elle est restée avec Judith, une entraîneuse de chevaux qui vivait seule dans une zone boisée près d'Utrecht – une personne dont tout le mode de vie semblait être façonné par l'attention portée à la nature qui l'entourait. Cette rencontre a laissé des traces. Comme le dit Potter :

Pendant la majeure partie de ma vie, je me suis senti très déraciné culturellement et géographiquement et, pour une raison quelconque, je me sentais très à l'aise dans ces bois.

La chanson elle-même est venue rapidement, écrite peu de temps après une promenade solitaire à travers la même forêt, et elle capture le sentiment d'émergence – se souvenant soudainement de qui et de ce qui compte vraiment, et réalisant que les parties de vous que vous pensiez avoir perdues étaient toujours là, attendant juste d'être retrouvées.

C'est un thème qui constitue jusqu'à présent un fil conducteur dans le court catalogue de Potter. « Snow Day » parlait de l'engourdissement de la déconnexion ; « Judith's House » raconte ce que l'on ressent de l'autre côté lorsque le dégel est terminé et que le monde vous laisse à nouveau entrer. Enregistré en direct au Rat Shack avec Rob Muinos, co-mixé par Potter et Muinos et masterisé par Mikey Young, c'est un autre geste confiant de la part d'une artiste qui, après des années de micros ouverts et de machines à sous avant de constituer son groupe en 2024, découvre rapidement exactement qui elle est sur l'album.

La vidéo qui l'accompagne a été tournée et réalisée par Harvey Carmody et est aussi bizarre que mystérieuse :

Judith's House sortira le vendredi 3 juillet. Potter lance le single au Old Bar le samedi 1er août, avec le soutien de The Hunter Express.

Hannah Potter est composée d'Hannah Potter (guitare, chant), Charles Ellis (batterie) et Mark Valentine (basse).

Photo principale : Jeune Ha Kim



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