TLes premiers signes du printemps brillent à travers l'ombre des Haytor Rocks, un gardien de granit des secrets naturels du Dartmoor. La chaleur du soleil réchauffe le granit, les premiers bourdons bourdonnent au-dessus des ajoncs. Après des mois de bruine, c'était libérateur de se retrouver à nouveau sur la lande. Les arbres se sont réveillés, lève-tôt prunellier et saule, fidèles compagnons d'Emsworthy Mire – un vieil ami.
Jumelles serrées contre mes yeux, je scrute la vallée à la recherche de signes de retour des migrants. La mi-mars est trop tôt pour certains, mais les espèces les plus proactives aiment commencer la saison plus tôt. Un corbeau croasse au-dessus de nous, un son à la fois invitant et inquiétant.
Je vois du mouvement à la limite de mon champ de vision. Un strip, rien de plus. Un voyageur fatigué récompense mes efforts en se réchauffant les orteils sur un rebord baigné de soleil. Le traquet motteux est l'un des premiers oiseaux à revenir sur nos côtes à cette période de l'année après avoir passé l'hiver en Afrique subsaharienne. Élégamment habillé, son dos est d'un doux gris ardoise, sa poitrine et son ventre d'un ton pêche plus chaud. Et qui pourrait oublier la coque blanche qui lui donne son nom ? Il est visiblement fier de cette particularité et me la montre avant de disparaître.
Le nom Wheatear vient d’une vieille expression anglaise et signifie littéralement « cul blanc ». Mon premier cette année est une étape importante. Oui, vous avez vos abeilles, vos papillons et votre soleil, mais ce fond blanc est tout ce dont j'ai besoin pour savoir que c'est le printemps.
Henri, 14 ans
Aujourd'hui, lisez l'autre YCD d'Isobel, 13 ans : « Les cerfs ont de la chance sur une si belle colline. »
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