ETout le monde fait de son mieux dans la boutique de cadeaux du château de Pemfort, où des siècles d'histoire sont transformés en gobelets en plastique et en pantoufles de dragon. Centrée sur l'ensemble d'épées en bois et de pots de confiture soigneusement sélectionnés par la designer Alys Whitehead, la nouvelle pièce poignante de Sarah Power utilise un événement historique vivant pour confronter les histoires que nous racontons et à nous-mêmes, et nous demander ce qui se passe lorsque le passé ne peut pas être ébranlé.
« Démonstration de sangsues médicales » est épinglé avec optimisme sur le tableau d'idées pour le prochain événement du château endormi, dont le méticuleux Glenn (un Ali Hadji-Heshmati sérieux et merveilleusement effronté) est déterminé à faire un succès. Il est indigné par la suggestion louche d'Uma (Debra Gillett, rayonnante de chaleur) selon laquelle les histoires sombres du passé du château soient regroupées en dehors du temps et du contexte, tandis que Ria (une fougueuse Lydia Larson) est heureuse de suivre, son esprit à moitié tourné vers le cerf local avec lequel elle se lie d'amitié.
La tendresse enveloppe cette pièce comme un papier d'emballage que Power n'est que trop heureux d'arracher. Nous sommes bercés par les bavardages inutiles de leur charmante bande de marginaux lorsque l'arrivée de l'ancien agresseur Kurtis (un Sean Delaney imposant et froissé) jette l'équipe dans le désarroi. Avec un cœur ouvert et des manières douces, on le sent réfléchir avant de le dire : il veut plaire à Glenn, rendre Uma fière et, surtout, faire rire Ria.
Mais quand Kurtis révèle son passé violent, tout change. C'est comme si son ancien moi le rejoignait sur scène et que personne ne savait vers qui se tourner. Power ne donne pas de réponses faciles sur ce que l'on pense de Kurtis ou sur ce que son avenir lui réserve, et Delaney livre un portrait puissant d'un homme tremblant de honte.
Le réalisateur Ed Madden laisse reposer le silence du scénario, expose les révélations et leurs conséquences, et attend que nous prenions notre décision. En attendant, il y a une reconstitution à répéter, car il suffit d'attendre plusieurs centaines d'années pour qu'un acte d'une violence terrible cesse d'être une tragédie et devienne un divertissement.
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