C’est le sujet de mon dernier article sur la Presse Libre, en voici un extrait :
Les systèmes gérés par le gouvernement font souvent (pas toujours) un excellent travail en guérissant un bras cassé ou en administrant un médicament familier de longue date. Ils réussissent beaucoup moins bien lorsqu’il s’agit de développer, de financer et de proposer une nouvelle approche immunologique de lutte contre le cancer, adaptée à votre génome individuel et coûtant des centaines de milliers de dollars. Dans notre avenir biomédical en évolution rapide, la capacité d’innover sera particulièrement importante. Et même s’ils ne s’en rendent peut-être pas compte aujourd’hui, les personnes qui ont le plus de vie devant elles récolteront presque tous les bénéfices d’un système dynamique ou subiront les conséquences d’un système paralysé.
Il y a trente ans, on débattait souvent de la question de savoir si les systèmes de santé canadien ou britannique étaient meilleurs que celui des États-Unis. Enfin, ils offraient une forme d’accès garanti aux services de santé. Les détails peuvent varier, mais souvent dans le domaine des soins de santé, il n'y avait pas de prix initial ou seulement des frais d'utilisation minimes. Aux États-Unis, cependant, les soins de santé étaient plus chers, il y avait plusieurs millions de personnes non assurées et le fait de traiter avec des assureurs et des hôpitaux parfois impitoyables pouvait être associé à un traumatisme émotionnel important.
Mais à mesure que le temps passe, les systèmes britannique et canadien semblent de pire en pire. Les files d’attente et les rationnements se sont multipliés car la gratuité des soins de santé rend difficile la satisfaction des besoins en temps opportun. Au Canada, par exemple, le délai d'attente médian est passé de 9,3 semaines au début des années 1990 à 28,6 semaines aujourd'hui. Au sein du National Health Service britannique, seuls 65,3 pour cent des patients commencent le traitement dans les 18 semaines.
Pire encore, les deux systèmes sont sous-capitalisés. Le système de santé britannique manque cruellement de personnel et de financement. Pourtant, le pays connaît déjà des impôts élevés, une dette élevée et une croissance économique lente, de sorte qu’il n’est pas clair d’où proviendront les nouveaux fonds nécessaires à la recapitalisation du système.
Et cette phrase :
Toute cette dynamique ne fera que s’intensifier à mesure que le rythme de l’innovation médicale s’accélère.
Votre vie pourrait en dépendre.
#situation #des #systèmes #santé #payeur #unique #cesse #saggraver